Publié le 08 Juillet 2026

Si vous devez vendre, acheter ou faire réaliser un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) pour votre logement, de récents ajustements dans le suivi de ces diagnostics peuvent avoir un impact sur votre expérience. L’administration a annoncé la modification de plusieurs indicateurs de suivi (appelés KPI) utilisés dans la surveillance des DPE. Concrètement, cela touche la façon dont sont contrôlés les diagnostics remis aux particuliers et le climat de confiance autour de ces rapports. Voici ce que cela signifie pour vous, propriétaire, bailleur, acquéreur ou locataire.
Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est obligatoire lors de la vente ou de la location d’un logement. Depuis son renforcement, il fait l’objet d’un suivi statistique à travers différents indicateurs, appelés KPI (pour Key Performance Indicators, soit indicateurs clés de performance). Ces derniers servent à vérifier la qualité et la fiabilité des diagnostics réalisés.
Jusqu’à récemment, plusieurs de ces indicateurs étaient utilisés pour contrôler les pratiques des diagnostiqueurs (les professionnels qui réalisent le DPE), notamment le « KPI Clim » (liés aux données climatiques utilisées dans le calcul) et le « KPI Distance » (sur la proximité du professionnel avec les biens diagnostiqués). Désormais, certains de ces indicateurs vont disparaître ou être modifiés, suite à des retours d’expérience et des difficultés rencontrées avec leur application.
Pour vous, vendeur, acquéreur, bailleur ou locataire, ces évolutions n’entraînent aucun changement dans la démarche à suivre : le DPE reste obligatoire et doit être présenté lors de la vente ou de la location d’un bien. Mais en coulisses, la manière dont les diagnostics sont surveillés évolue, ce qui peut avoir des conséquences sur la fiabilité des rapports qui vous sont remis.
Concrètement, lors de la remise de votre DPE, vous n’aurez pas à vous soucier de ces indicateurs : ils concernent la supervision du métier. En revanche, la qualité et la fiabilité des rapports devraient s’en trouver renforcées, car les contrôles deviennent plus ciblés et mieux compris par les professionnels.
Même si ces évolutions simplifient la vie des professionnels, elles traduisent aussi que le cadre réglementaire du DPE n’est pas encore totalement stabilisé. Certains indicateurs ne sont pas inscrits dans les textes réglementaires, ce qui crée parfois des zones d’incertitude.
Pour vous, cela veut dire qu’il est important de veiller à la conformité de votre DPE : assurez-vous qu’il a bien été réalisé par un professionnel certifié et que le document remis comporte toutes les informations obligatoires (étiquette énergie, recommandations de travaux, etc.). En cas de doute, n’hésitez pas à demander des précisions ou à consulter le service public (ANIL, ADIL) pour vérifier la validité du diagnostic.
Face à ces changements, le meilleur réflexe est de préparer sereinement votre rendez-vous DPE :
Enfin, gardez à l’esprit que de nouvelles évolutions pourraient encore intervenir à la rentrée, avec la poursuite des travaux d’ajustement des indicateurs par les autorités compétentes. Restez informé, notamment si vous prévoyez une transaction immobilière ou des travaux prochainement. En cas de question, n’hésitez pas à solliciter un professionnel du diagnostic immobilier pour un accompagnement personnalisé.