Publié le 15 Avril 2026

Dans une décision récente, la Cour de cassation s’est prononcée sur un contentieux lié à la loi Carrez. L’affaire concernait la surface privative d’un lot de copropriété mentionnée dans un acte de vente. Comme souvent dans ce type de dossier, l’acquéreur contestait la superficie indiquée, estimant qu’elle ne correspondait pas à la réalité. Ce point est loin d’être anodin, car la surface déclarée influence directement le prix du bien.
La loi Carrez impose au vendeur de mentionner la superficie privative exacte dans l’acte de vente d’un lot de copropriété. Si cette surface est surestimée de plus de 5 %, l’acquéreur peut demander une diminution du prix. Cette règle vise à protéger l’acheteur. Elle garantit aussi une information fiable lors de la transaction.
La décision rappelle que le calcul de la surface doit respecter des critères précis. Certaines parties ne sont pas prises en compte, comme les surfaces dont la hauteur sous plafond est inférieure à 1,80 mètre. D’autres éléments, comme les cloisons, marches ou gaines, doivent être exclus du calcul. Une erreur dans cette évaluation peut entraîner un litige, même plusieurs mois après la vente.
Dans cette affaire, la Cour de cassation s’est attachée à la manière dont la surface avait été appréciée par les juges du fond. Elle rappelle que toute contestation doit s’appuyer sur des éléments précis, notamment des mesurages fiables. Si ces éléments ne sont pas correctement analysés, la décision peut être remise en cause.
Cette décision met en lumière un aspect crucial. La surface Carrez n’est pas une simple formalité. Elle engage, par ailleurs, la responsabilité du vendeur et peut avoir des conséquences financières importantes. Pour sécuriser une cession, il est donc impératif de s’appuyer sur un mesurage précis. Mais aussi conforme aux règles en vigueur.